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L'ancien Premier ministre français François Fillon et son épouse reconnus coupables du scandale des «faux emplois»

L'ancien Premier ministre français François Fillon a été reconnu coupable de détournement de fonds publics dans un scandale de faux emplois qui a ruiné sa candidature à la présidence de 2017 et ouvert la porte du palais de l'Elysée à Emmanuel Macron.

Le tribunal français a également condamné l'épouse de Fillon, Penelope, pour complicité de détournement de fonds et de dissimulation de deniers publics.

Fillon, 65 ans, et son épouse Penelope, originaire du Pays de Galles, avaient nié tout acte répréhensible.

Le politicien en disgrâce a été condamné à cinq ans de prison, dont trois avec sursis, et à une amende de 375 000 € (environ 343 310 £) pour le crime. Il a également été empêché de se présenter à toute élection pour la prochaine décennie.


Penelope a été condamnée à trois ans de prison avec sursis et à une amende équivalente à celle de son mari.

Les juges du tribunal correctionnel de Paris ont jugé que le couple avait créé de faux emplois qui ont payé à Penelope des centaines de milliers d'euros en tant qu'assistant parlementaire.

Le juge en chef a lu la décision du tribunal, qui a déterminé que «le paiement était disproportionné par rapport au travail accompli». « Mme Fillon a été embauchée pour un poste qui était sans utilité », indique le communiqué.

Fillon avait été le précurseur de la course aux élections en France lorsque les allégations de paiements ont été révélées. Il a résisté à la pression du parti pour démissionner et a été éliminé au premier tour du scrutin à l'époque.

Il avait été Premier ministre du pays de 2007 à 2012.

Le rôle de Penelope a attiré beaucoup d'attention au cours du procès de cette année, qui visait à déterminer si ses activités étaient dans le rôle traditionnel de partenaire d'une élue ou si cela impliquait un véritable travail rémunéré.

Au cours du procès, elle a expliqué qu’elle avait décidé de soutenir la carrière de Fillon lors de sa première élection de législateur français en 1981, dans la ville rurale de Sable-sur-Sarthe.

Elle a déclaré qu'on lui avait proposé différents types de contrats en tant qu'assistante parlementaire, et a décrit son travail comme principalement la rédaction de rapports sur des questions locales, l'ouverture du courrier, la réunion avec les résidents et l'aide à la préparation de discours pour des événements locaux.

C'est son mari qui a décidé des détails de ses contrats, a-t-elle ajouté.

Les procureurs ont dénoncé des «pratiques frauduleuses et systématiques».

Rapports supplémentaires par les agences

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