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Le ministre français s'est moqué d'avoir demandé aux élèves de s'habiller dans le «style républicain» | France

Le ministre français de l'Éducation a déclenché une dispute sur le sexisme après avoir exigé que les lycéens s'habillent dans le «style républicain» pour les cours.

Les propos de Jean-Michel Blanquer interviennent une semaine après une manifestation de filles dans les lycées français au sujet d’être traînées devant des chefs d’établissement ou refusées des cours parce qu’elles portaient des minijupes, des décolletés ou des hauts courts jugés «provocants».

Certaines des filles se sont plaints de discrimination et de deux poids deux mesures, disant que pendant que leurs choix vestimentaires étaient contrôlés, leurs camarades de classe masculins étaient autorisés à porter ce qu'ils aimaient.

Lundi, le ministre a répondu aux manifestations en déclarant: «Il est important d’aller à l’école en tenue correcte… l’école n’est pas comme d’autres endroits.»

« Vous n'allez pas à l'école comme vous le feriez à la plage ou dans une boîte de nuit », a déclaré Blanquer à la radio RTL, ajoutant: « Tout le monde peut comprendre que vous allez à l'école habillé dans un style républicain. »

Ses commentaires ont conduit à s'interroger sur ce qu'il entendait exactement par style «républicain» et moquerie sur les réseaux sociaux.

Le chanteur Jeanne Cherhal a publié une photo d'elle nue recouverte d'un drapeau tricolore, tandis que d'autres ont fait circuler des photos de la célèbre image républicaine d'Eugène Delacroix «La Liberté guidant le peuple» (La liberté menant le peuple) représentant une héroïne aux seins nus.

Dans la foulée du mouvement #MeToo, devenu #BalanceTonPorc (dénoncez votre cochon) en France, l'indignation des histoires de filles racontées pour ce qu'elles portaient a inspiré de nouveaux hashtags dont #BalanceTonBahut (dénoncez votre école) et #BalanceTonProf ( dénoncez votre professeur). Ceux-ci sont utilisés pour partager des expériences de harcèlement sexuel, de discrimination et d'agression dans les écoles et de colère face à ce qui est considéré comme une inaction officielle face à la honte des filles.

Le hashtag # lundi14september, lancé sur TikTok la semaine dernière, s'est rapidement répandu sur les réseaux sociaux et a appelé les élèves à porter des vêtements «indécents» pour protester contre les codes vestimentaires et les commentaires sur leur apparence.

Marlène Schiappa, la jeune ministre française de la citoyenneté et ancienne ministre de l’égalité, a applaudi la manifestation.

«Aujourd'hui, lundi 14 septembre, des jeunes filles de toute la France ont spontanément décidé de porter des jupes, des chemises décolletées, des tops courts et du maquillage pour affirmer leurs droits face aux jugements et aux actes sexistes. En tant que mère, je les soutiens par fraternité (et) par admiration », a-t-elle tweeté.

Le groupe féministe français Osez le féminismee! a également soutenu les manifestations, disant que les écoles devaient «réorienter leur objectif vers la discipline des garçons».

«Nous devons pousser plus loin l’initiative de la« honte du décalage »et exiger que le personnel scolaire sensibilise les élèves au harcèlement et aux agressions sexuelles afin que les comportements inacceptables de certains garçons cessent», a déclaré à France24 Céline Piques, la porte-parole du groupe.

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