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Un chauffeur de bus français décède après avoir été attaqué par des passagers « qui ont refusé de porter des masques »

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Un chauffeur de bus français est décédé après avoir été attaqué par des passagers après une dispute sur leur refus de porter des masques.

Vendredi, Philippe Monguillot, 59 ans, est décédé à l'hôpital – cinq jours après avoir été mort cérébralement par l'assaut de Bayonee, dans le sud-ouest de la France.

Sa fille, Marie, a déclaré que sa famille et ses médecins avaient décidé de « le laisser partir », a rapporté l'agence de presse AFP.


M. Monguillot a été attaqué après avoir apparemment demandé à trois passagers de porter un couvre-visage – obligatoire dans les transports publics en France pendant la pandémie de coronavirus – et de voir leurs billets.

Deux hommes dans la vingtaine ont été accusés de tentative de meurtre.

Deux autres hommes ont été accusés de ne pas avoir aidé une personne en danger, tandis qu'un cinquième homme est accusé d'avoir tenté de cacher un suspect.

Des milliers de personnes vêtues de blanc pour participer à une marche en l'honneur de M. Monguillot à Bayonne mercredi.

Le maire de la ville, Jean-René Etchegaray, a condamné l'attaque «barbare».

Il a tweeté: «Philippe Monguillot nous a quittés. Il succombe à l'agression barbare dans l'exercice de sa profession.

«Fidèle serviteur de la fonction publique, il laisse l'image d'un homme généreux. Soutien aux collègues en deuil. Notre affection pour sa femme et sa famille en deuil. »

Le Premier ministre français Jean Castex a déclaré que la mort de M. Monguillot à la suite de « l'agression lâche » alors qu'il tentait de faire son travail « nous touche au cœur ».

Des milliers de personnes participent à une marche en hommage au chauffeur de bus français Philippe Monguillot à Bayonne, dans le sud-ouest de la France, le 8 juillet 2020. (Caroline Blumberg / EPA)

Il a tweeté: «La République reconnaît en lui un citoyen exemplaire et ne l'oubliera pas. La justice punira les auteurs de ce crime abject. »

Le ministre de l'Intérieur, Gerard Darmanin, a adressé ses condoléances à la famille de M. Monguillot, déclarant que les personnes impliquées dans l'incident devaient être punies.

Il a tweeté: «J'adresse mes sincères condoléances à la famille, aux proches et aux collègues de Philippe Monguillot, chauffeur de bus qui a été violemment agressé dimanche dernier à Bayonne.

« Cet acte odieux et lâche ne doit pas rester impuni. »

Il a ajouté: « J'irai demain à #Bayonne pour faire le point sur la sécurité en ville avec les chefs des services de l'Etat et rencontrer les chauffeurs et les syndicats des transports publics. »

La Fédération européenne des travailleurs des transports a déclaré qu’elle était «choquée et attristée d’apprendre cette agression insensée et odieuse».

Le syndicat a appelé à une plus grande protection des travailleurs de l'industrie, déclarant dans un communiqué: «Pour nous, il est essentiel que la direction mette rapidement en œuvre des mesures pour assurer la sécurité des conducteurs.

«Les entreprises doivent valoriser la vie avant les bénéfices.»

Il a ajouté sur Twitter: «Nous exprimons notre soutien et notre solidarité avec la famille, les amis et les collègues de Philippe Monguillot.

«Nous condamnons cet acte barbare et insensé, et une fois de plus, nous exigeons des mesures de mise en œuvre rapides pour protéger les travailleurs contre de telles attaques!»

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